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4 bis rue Sainte-Cécile, Paris 9e
M° Bonne-Nouvelle
Visites ACF/Paris : 01 48 24 70 25
Au milieu du 19e siècle, dans le faubourg Poissonnière alors en vogue et en pleine croissance, il manquait une paroisse avec son église. C’est pourquoi, en 1854, il fut décidé de créer une nouvelle paroisse1 entre celles de Saint-Vincent-de-Paul, au nord, et de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, au sud. L’église a été dédiée à saint Eugène2 — bien né en grec — originaire d’Orient, martyrisé au 6e siècle, dont le corps aurait été miraculeusement conservé dans le lac Marchais à Deuil-la-Barre près d’Enghien3.
L’église Saint-Eugène est l’un des premiers édifices français où le fer et la fonte sont clairement employés4. Louis-Auguste Boileau5 l’édifia avec un petit budget, sur la totalité d’un terrain exigu6, entre mai 1854 et décembre 1855, dans le goût de l’époque pour le gothique du 13e siècle.
Les matériaux choisis, peu onéreux et performants, lui permirent de supprimer les combles et de poser la toiture directement sur les arcs métalliques, de réduire la section des piliers tout en gardant une belle hauteur sous voûte (23 mètres dans la nef et 15 dans les collatéraux), de supprimer les arcs-boutants et de ramener les murs à de simples parois.
Edifiée en même temps que le Palais de l’Industrie et des Beaux-Arts de la première Exposition universelle de Paris7, cette église fut un temps nommée l’église de l’Exposition universelle. En raison de sa proximité avec le Conservatoire de Musique et de Déclamation8, elle fut aussi appelée l’église du Conservatoire.
En 1952, le vocable Sainte-Cécile, patronne des musiciens, fut ajouté au nom de la paroisse pour rappeler cet ancien voisinage qui avait permis à la plupart des élèves et des professeurs de venir s’exercer à l’orgue. L’église avait d’ailleurs été privée de cloches pour ne pas gêner les cours.
En 2000, Mgr Lustiger, cardinal archevêque de Paris, bénit le carillon. Il procéda en même temps à la dédicace de l’église9. En effet, en 1855 on ne consacrait que la pierre, seul matériau noble.
A l’extérieur, une suite de pignons en pierre d’égale hauteur se dresse sur la rue du Conservatoire tandis que, rue Sainte-Cécile, le portail orné d’un gâble à crochets fait légèrement saillie sur le mur percé d’une rosace.
A l’intérieur, orienté au nord, c’est avec la lumière d’un bel après-midi que cet ensemble inspiré du gothique peut rappeler l’intérieur de la Sainte-Chapelle.
A la place des piliers massifs des églises d’antan, trente-six colonnes aussi fines qu’élancées séparent la nef des bas-côtés. Cette disposition permet une belle visibilité du maître-autel et de son tabernacle10.
Ces colonnes sont en fonte comme la structure des rosaces, les balustrades et les meneaux des baies11. Elles copient celles, en pierre monolithe, du réfectoire du prieuré de Saint-Martin-des-Champs, qui remonte au premier quart du 13e siècle et devenu la bibliothèque des “dessins, descriptions et livres dans tous les genres d’arts et métiers” en 1802 (l’actuel Conservatoire national des Arts et Métiers, 292 rue Saint-Martin à Paris 3e)
Les vitraux datent tous de la construction de l’église.
Dans la nef, les grandes verrières évoquent, à l’ouest, la vie cachée de Jésus — de la Nativité (Lc, 1-17) à son Baptême dans le Jourdain (Lc 3, 21-22) — et, à l’est, sa vie publique — du miracle des Noces de Cana raconté par l’apôtre Jean (Jn 2, 1-11) à la fondation de l’Eglise sur l’apôtre Pierre à qui il remet les clefs du royaume des cieux : “Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église” (Mt 16,18-19). Ces vitraux, comme ceux du chœur, sont l’œuvre du maître verrier suisse Gaspard Gsell12.
Dans le chœur, la verrière centrale représente la Transfiguration, manifestation rayonnante de la nature divine de Jésus (Mt 17, 1-19), celle de gauche la Cène, son dernier repas avec ses disciples au cours duquel il institua l’Eucharistie Mt 26, 26-30, et celle de droite, sa prière au Jardin des Oliviers où il entra en agonie et fut arrêté pour être jugé (Mt 26,36-46). Ces deux épisodes précèdent sa Passion représentée sur les quatorze vitraux du chemin de croix13 situés sous les tribunes. Eugène-Stanislas Oudinot14 a choisi ce support, inhabituel, pour travailler d’après des cartons peints par Jean-Alfred Gérard-Seguin15.
La chapelle située à gauche du chœur est dédiée à la Vierge Marie. Dans celle de droite, dédiée à saint Eugène, les vitraux, comme ceux de la chapelle de la Vierge, sont d’Antoine-François Lusson16. Ils représentent les épisodes majeurs de la vie de saint Eugène, de sa prédication en Gaule à son martyre par décapitation à Deuil où son corps aurait été miraculeusement retrouvé dans le lac Marchais.
L‘orgue est la première réalisation française de Joseph Merklin17. Présenté à l’Exposition universelle de 1855 où il remporta un grand succès, il fut acheté pour l’église Saint-Eugène. C’est un orgue rare par sa facture romantique.
Notre-Dame-de-la-Croix, 1863-1880
3 place de Ménilmontant, 75020
Notre-Dame-du-Travail, 1899-1901
59 rue Vercingétorix, 75014
Saint-Augustin, 1860-1871,
place Saint-Augustin, 75008
Saint-Honoré d’Eylau, 1896-1897
64 bis avenue Raymond-Poincaré, 75116.
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©ACF/Paris, 2018. Photos CDAS-Paris, M. Beaudoin, M. Baranger, J. Chatelain, J. Piedeloup.10 rue du Cloître-Notre-Dame 75004 Paris
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