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4 bis allée Darius-Milhaud, Paris 19e
M° Ourcq
Visites ACF/Paris : 01 42 08 24 18
paris.catholiques.fr/-sainte-colette-des-buttes-chaumont-
L‘église Sainte-Colette des Buttes-Chaumont remplace, depuis 1992, une chapelle dépendant de la paroisse Saint-François-d’Assise, autrefois rue d’Hautpoul, devenue trop petite pour accueillir les habitants du nouveau quartier Manin-Jaurès1.
Située au rez-de-chaussée d’un grand ensemble, non loin du cimetière de la Villette, elle donne sur une petite place ronde, pavée et arborée que traverse l’allée Darius-Milhaud2.
C’était naguère une voie de chemin de fer servant à l’acheminement des animaux vers les abattoirs de la Villette3. Elle est aujourd’hui une voie piétonne qui, en évitant le trafic de la rue Manin, relie les églises Saint-François-d’Assise (en haut du Parc des Buttes-Chaumont) et Sainte-Claire (à la Porte de Pantin)4. (voir plan)
L’église Sainte-Colette répond au besoin d’équipement spirituel de ce nouveau quartier. Implantée dans un lieu discret selon l’esprit du Concile Vatican II (1962-1965), elle veut être présence du Christ au chœur de la ville.
Elle répond aussi à la volonté du Cardinal Jean-Marie Lustiger5, de créer de petites communautés paroissiales rassemblées dans des églises situées à moins de dix minutes à pied du domicile de chacun des fidèles. Ouverte au culte à l’automne 1992, elle a été bénie le 10 janvier 19936.
A l’extérieur, l’église n’est repérable dans la façade que par deux éléments hors-œuvre : une colonne triangulaire en béton de neuf mètres de hauteur, surmontée d’une croix en métal — “signal“ remplaçant le clocher traditionnel — et, depuis 2006, un beffroi7 avec sa cloche, baptisée Colette-Marie8. Comme l’immeuble dans lequel elle est insérée, la façade de l’église est recouverte de plaques et de carreaux agrafés sur le béton.
Dépouillée de tout aspect monumental, Sainte-Colette s’inscrit dans la lignée de nombreuses églises “enfouies” des années 1970-1980. Elle est de plain-pied avec la rue, ce qui la rend accessible à tous, tandis que le centre paroissial et le presbytère occupent le premier étage de l’immeuble.
A l’intérieur, l’aménagement de l’espace a été confié aux architectes Thaddée et Yolande Nowak9. On entre par le narthex10, séparé du lieu de célébration par des vantaux vitrés laissant voir l’autel et pouvant s’ouvrir pour recevoir davantage de fidèles lors de plus grandes célébrations.
Face à l’entrée, une sculpture représentant la Vierge couronnée avec l’Enfant Jésus, provient de l’ancienne chapelle de la rue d’Hautpoul11. Le visiteur peut y lire un cantique à sainte Colette écrit en français sur la reproduction d’un antiphonaire médiéval12.
Le sanctuaire lui-même est une grande salle, basse de plafond, où les bancs disposés en éventail peuvent accueillir 220 personnes. Ils ont été réalisés en chêne clair, dans un style volontairement sobre ainsi que le mobilier liturgique et le baptistère mobile qui peut être installé dans le narthex ou dans le chœur.
Les murs de l’angle est sont revêtus d’un ton or. L’autel, l’ambon et les sièges réservés au prêtre célébrant et aux servants d’autel sont installés sur un podium de trois marches à pans coupés. Le Christ en croix est l’œuvre du sculpteur Jean Lambert-Rucki13. Il provient aussi de la chapelle de la rue d’Hautpoul.
A gauche de l’autel, une Vierge orante en iroko réalisée par le sculpteur Jean-Jacques Krafft14, complète cet ensemble.
En 2007, en mémoire du miracle accordé aux parents de sainte Colette qui avaient prié saint Nicolas de leur accorder un enfant, cette église a été érigée en lieu de pèlerinage pour les couples du diocèse en espérance d’enfant.
A droite du chœur, la cloison de verre délimite la chapelle dédiée à la sainte qui est représentée en habit de clarisse, tenant sa crosse de mère abbesse. Cette statue fondue dans le bronze par Thierry Delorme15 est très sobre, conforme à la spiritualité de l’ordre des Clarisses.
Sainte Colette est née à Corbie, en 1381. Ses parents, déjà âgés, avaient prié saint Nicolas pour avoir un enfant, d’où son prénom de Nicolette, devenu Colette. Elle entra dans les ordres et changea de couvent jusqu’à trouver des règles plus rigoureuses dans l’ordre franciscain, et prononça le vœu de réclusion. Au bout de trois ans, saint François et sainte Claire lui apparurent, lui demandant de réformer l’ordre des Franciscains et l’ordre des Clarisses. Elle partit à Nice, où séjournait le pape Benoît XIII. Il l’établit abbesse à vie de tous les monastères de clarisses et l’autorisa à fonder ou à réformer les couvents des deux ordres. Morte le 6 mars 1447 à Gand, elle fut canonisée en 1807. Ses reliques sont vénérées depuis 1783 au monastère des Clarisses de Poligny dans le Jura. L’art populaire la représente souvent accompagnée d’une poule, symbole de fécondité.
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©ACF/Paris, 2018. Photos CDAS-Paris, Françoise de Franclieu, monastère de Poligny. Mappy.10 rue du Cloître-Notre-Dame 75004 Paris
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