
- Accueil
- Qui sommes-nous ?
- Églises
- Conférences
- Évènements
- Galerie Saint Séverin
- Column 1
- Histoire
- Expositions
- S’y rendre
- Column 2
- HorairesOuvert 24/7Adresse4, rue des prêtres Saint-Séverin, 75005 Paris
- Actualités
- Contact
52 boulevard Lefebvre, Paris 15e
M° Porte-de-Versailles
Visites ACF/Paris : 01 53 68 06 20
www.saintantoinedepadoue-paris.org
Lors de leur rattachement à Paris en 1860, les Hauts de Vaugirard comptent, en deçà de l’enceinte fortifiée, des magasins militaires à fourrage, des pavillons avec jardins1 tandis que, au delà, des masures de chiffonniers, d’ouvriers, de maraîchers et de cheminots constituent “la zone”, rattachée à la chapelle Saint-François-d’Assise à Vanves.
En 1919, l’Etat supprime les “fortifs” et charge la Ville de Paris d’y aménager des écoles, des terrains de sport et des Habitations à Bon Marché, les HBM.
En 1923, les premiers pavillons du parc des expositions de la Porte de Versailles sortent de terre2 et, dès 1930, de nouvelles voies sont ouvertes à l’est, plus haut, entre la Porte de la Plaine et la Porte Brancion. En 1933, les Chantiers du Cardinal3 choisissent de construire une église pour ce nouveau quartier plutôt que d’agrandir la chapelle de Vanves. Le chantier est confié à l’architecte Léon Azéma4.
A l’extérieur, l’église, bénite en 1935 et dédiée à saint Antoine de Padoue, disciple de saint François d’Assise, se dresse en bordure d’un square donnant sur le boulevard Lefebvre5. Elle s’affirme par ses briques rouges qui habillent la structure en béton armé et ses claustras blancs qui rythment la façade. Peu onéreux et faciles d’emploi, ces matériaux s’accordent à l’esprit franciscain.
Raymond Delamarre6 et Jean-Elie Vézien7 ont couronné le clocher-porche avec des statues hautes de 4,55 mètres qui représentent saint François d’Assise et saint Louis (en façade), sainte Claire d’Assise et sainte Elisabeth de Hongrie8.
A l’intérieur, une ample voûte posée sur de courts piliers carrés enveloppe la nef qui mène au chœur, moins haut, plus étroit et surélevé de quelques marches. L’utilisation de l’arc brisé est une sobre évocation de l’architecture du 13e siècle, siècle de François d’Assise et d’Antoine de Padoue.
Sur le chevet plat, Jean Bernard11 réalise en 1948 une peinture sur toile collée sur le mur, au bas de laquelle saint François, ouvrant les bras, et saint Antoine, tenant l’Enfant Jésus par la main12, invitent à contempler la croix entourée de Marie et Jean, et embrassée par Marie-Madeleine à genoux.
De part et d’autre du halo lumineux qui délimite la scène, les astres de la nuit et du jour évoquent ce verset de la Bible13 : “Désormais, ce n’est plus le soleil qui sera pour toi la lumière du jour, ce n’est plus la lune, avec sa clarté, qui sera pour toi la lumière de la nuit. C’est le Seigneur qui sera pour toi la lumière de toujours”.
Près de saint François, des disciples : le bienheureux frère Pacifique des Marches tient un parchemin qui le nomme “ministre provincial de France” ; frère Agnello porte le vaisseau emblème de Paris ; saint Bonaventure écrit et Jean Duns Scott prie14, tous deux docteurs de l’Eglise. Près de saint Antoine, quatre martyrs franciscains : Séverin Girault, Apollinaire Morel, Jean-François Burté massacrés à la Révolution15, béatifiés en 1926, et, une palme à la main, André Bauer missionnaire en Chine, béatifié en 194616.
En 2000, après la suppression de rangements situés à l’arrière de l’autel, les élèves de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art de la rue Olivier-de-Serres (Paris 15e) complètent le bas de la toile marouflée. Les ouvertures de la voûte ayant été supprimées, la lumière naturelle ne pénètre plus dans le chœur.
Dans la nef, les dix oculi percés dans la voûte sont l’œuvre du maître verrier Louis Barillet17 d’après les cartons de Robert Pougheon18. Ils illustrent quelques paroles du Christ et des événements de sa vie qui sont autant de messages de paix, d’accueil et d’amour inscrits dans le verre.
Delamarre et Vézien travaillent ensemble à toute la statuaire de l’édifice.
A l’intérieur, Delamarre sculpte dans la pierre les statues du Sacré Cœur, de saint François, de saint Antoine et les stations du chemin de croix situées du côté gauche de la nef et Vézien, celles de la Vierge, de saint Joseph, sainte Thérèse de Lisieux et les stations du chemin de croix situées du côté droit. Le cadrage, la composition des scènes, l’intensité des regards échangés rendent avec force la Passion du Christ.
A gauche et à droite du chœur, se trouvent les chapelles du Sacré Cœur et de la Vierge. La première conserve sa table de communion et abrite les fonts baptismaux.
En bas de la nef, deux autres chapelles encadrent l’entrée dans l’église. Celle de droite est dédiée à saint Antoine tandis que celle de gauche, dite chapelle des morts, abrite un autel sculpté d’un gisant du Christ et la tombe du Père Mortier, curé fondateur de la paroisse et ancien curé de celle de Vanves19.
Léon Azéma a dessiné tout le mobilier — portes, autels, sièges du chœur, bénitiers, cuve baptismale, tables de communion, garde-corps, confessionnaux — ce qui confère une belle cohérence à cet espace dépouillé20.
En 2008, le facteur d’orgue Olivier Chevron21 reconstruit l’orgue avec des éléments de l’ancien et créé ce nouveau buffet dont la forme s’intègre à l’architecture de l’édifice.
Proche du Parc des Expositions de Paris, l’église Saint-Antoine-de-Padoue est un lieu de paix et de dévotion pour des fidèles venus d’horizons lointains ou proches comme celui de la cité des Périchaux, construite dans les années 1960 entre le Parc Georges-Brassens et le boulevard Lefebvre.
Le 13 juin est l’occasion d’une fête paroissiale animée et populaire.
Issu d’une famille noble de Lisbonne qui le destine à la magistrature, Fernando de Bulhões entre cependant chez les ermites de Saint-Augustin et devient prêtre. Touché par le courage des premiers martyrs franciscains dont les corps sont ramenés du Maroc à Coïmbra en 1220, il revêt la bure des Frères Mineurs fondés dix ans plus tôt par François d’Assise. Il prend le nom d’Antoine et demande à partir en mission au Maroc. Mais la maladie l’oblige à revenir et des vents contraires le font accoster en Sicile. François d’Assise l’envoie alors prêcher en Italie où sévit l’hérésie cathare puis en France où il fonde le monastère de Brive-la-Gaillarde.A la mort de François d’Assise, en 1226, il est nommé supérieur de la Province de l’Italie du nord et professeur de théologie : il enseigne à Bologne, Toulouse, Montpellier, Limoges, Milan et Padoue. En 1230, il assiste le pape Grégoire IX lors de la validation de la règle de l’ordre des franciscains.
D’une grande culture biblique et doué pour la prédication, il est aussi d’un commerce doux et respectueux en particulier avec les humbles.
Il meurt le 13 juin 1231 à Arcella, un petit village proche de Padoue. Le pape Grégoire IX le canonise l’année suivante.
Le Vatican le nomme patron du Portugal en 1934, puis docteur de l’Eglise en 1946. Il est souvent représenté avec un lys, symbole de pureté, et prié pour retrouver les objets perdus. On le fête le 13 juin.
* * *
©ACF/Paris, 2015. Photos E. Barboza, M. Beaudoin, F. de Franclieu, M.Baranger.10 rue du Cloître-Notre-Dame 75004 Paris
Bureaux : 26 rue du Général-Foy 75008 Paris
© 2021. Art, Culture & Foi
Mentions légales