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Yazid Oulab – «Le Souffle du récitant comme signe»

1 octobre 2005, 19h00 - 10 novembre 2005, 22h00

   

Exposition visible de 19h à 22h, du 1er octobre au 15 octobre 2005, avec prolongation jusqu’au 10 novembre 2005, dans le cadre de l’événement Nuit Blanche, à la Galerie Saint-Séverin. La visite est totalement gratuite.

L’artiste, Yazid Oulab

Installé à Marseille depuis 1992, il a fait ses études d’art en Algérie. Peintre, sculpteur et vidéaste, son travail a été particulièrement remarqué lors de l’exposition « voyages d’artistes » à la Fondation Electra à Paris en 2003. Le Musée National d’Art Moderne vient d’acquérir l’œuvre qui est présentée pendant la Nuit Blanche et les jours qui suivent.

 

« Le paradoxe de l’œuvre de Yazid Oulab est de parvenir à être radicalement contemporaine tout en enracinant son œuvre dans une tradition spirituelle ancienne dont il renouvelle les signes tout en en exaltant le sens. »
Jean de Loisy, commissaire.

 

Yazid Oulab est représenté par la Galerie Loft à Paris.


Yazid Oulab, Le Souffle du récitant comme signe, image du film, 2003.
Photo Biennale Autan.

Le Souffle du récitant comme signe par Yazid Oulab
Le point de vue de l’artiste

« De l’Occident j’ai hérité la forme, de l’Orient j’ai hérité le verbe. La poésie en Orient revêt une importance primordiale car elle est le vecteur de l’oralité. Chez les mystiques soufis, la compréhension du monde réel passe par la métaphore et la poésie. La troisième sourate du Coran telle qu’elle est récitée par les soufis est pour moi l’une des plus belles, elle rassemble le « alif », le « lem » et le « mim » qui sont la transcription de la ligne, la courbe et la sphère. C’est « la sourate dédiée à Marie » qui porte en elle le Verbe et lui donne forme. »
Yazid Oulab – 2005.

Le point de vue du commissaire

« Tous ces artistes paraissent buter, non sur l’invention d’une œuvre nouvelle, mais sur un au-delà de l’œuvre. Comme si celle-ci était « l’échelle secrète » décrite par le saint dans son poème « Nuit obscure ».

[…] La vidéo de Yazid Oulab, Le Souffle du récitant comme signe (2003), opère, quant à elle, comme une méditation sur la mystique soufie, selon laquelle la poésie constitue la voie essentielle pour approcher les mystères. Les sourates récitées font naître, par la rencontre des fumées d’encens et du souffle des officiants, des volutes dont la cursivité évoque l’écriture.
Jean de Loisy (commissaire) « Malgré la nuit », Traces du sacré, catalogue d’exposition, Centre Pompidou, 2008, p. 308.

 


Yazid Oulab, Le Souffle du récitant comme signe, image du film, 2003.
Photo Biennale Autan.

 

Le point de vue d’Art, Culture et Foi

Cette projection vidéo est une méditation de l’artiste sur la mystique soufie selon laquelle la poésie est la voie essentielle pour approcher les mystères.

[…] Puissamment synthétique cette vidéo fait dialoguer dans ce lieu symbolique, face à l’église Saint-Séverin, deux cultures religieuses aux racines communes.
Catherine Orphelin, presse – 2005. 

L’oeuvre est achetée par le Centre Pompidou en 2005.

 

En savoir plus :
parisart
Biennale Autun

 

Direction : Isabelle Renaud-Chamska
Commissariat : Jean de Loisy
Presse : Catherine Orphelin

Légende de la photo : Yazid Oulab, Le Souffle du récitant comme signe, image du film, 2003. Photo d’Anne Baranger.

  • Catégorie: Galerie Saint Séverin
  • Date: 1 octobre 2005 - 19h00 10 novembre 2005 - 22h00
  • Lieu:Galerie Saint-Séverin